top
Maison Heinrich Heine
Fondation de l'Allemagne – Maison Heinrich Heine
LTI, la langue du IIIème Reich

théâtre (reprise après le succès de juin 2010)

interprétation : Philippe Villiers, adaptation et mise en scène : Elise Levron, conseillère littéraire : Gabriela Patiño-Lakatos, création sonore : Marc Bidou, régisseur : Hassen Sider


Allemagne années 30, les mots sont scandés, répétés, martelés des centaines de fois. Les esprits sont imprégnés du sens que leur donne l’idéologie du nazisme. Klemperer, professeur et romaniste, privé du droit d'exercer et d'étudier à cause de sa judéité, trouve sa force dans l'écriture quotidienne d'un journal qu'il tiendra de 1933 à 1945. LTI, la Langue du IIIème Reich est une analyse précise basée sur des discours, des articles, et des conversations quotidiennes.

LTI le film

(France, 2004, 72 min., vf)

projection du documentaire suivie d’un débat avec le réalisateur et l’équipe du Pérédelkino

Le journal intime que Victor Klemperer a tenu de 1933 à 1945 est un des témoignages les plus précis et les plus impressionnants sur le destin des Juifs allemands sous le régime nazi. Texte d’un très grand écrivain, c’est l’histoire d’un homme à qui on enlève tout sauf la vie, c’est une leçon de résistance. Prix SCAM 2006 du meilleur documentaire.

Week-end Hommage à Robert Schumann (1810-1856)

zum 200. Geburtstag von Robert Schumann (1810-1856)

Lecture en allemand de la correspondance entre Clara et Robert Schumann à l’occasion du 200e anniversaire de la naissance du compositeur Briefwechsel Clara und Robert Schumann : Andrea Witt und Bernd Kuschmann Klavierstücke (Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Chopin, Berlioz, Schumann, Liszt, Brahms) : François-René Duchâble, Klavier Lieder (Robert und Clara Schumann) : Françoise Masset, Sopran Eintritt: 10 € / 5 € - Dauer der Veranstaltung: 3 Stunden, eine Pause (durée : 3 h avec un entracte) » Clara und Robert – Briefe hin und her «

Einmalig ist die Beziehung zwischen Clara und Robert Schumann, musikalisch und menschlich. Dies ist in einem intensiven Briefwechsel dokumentiert. Er macht deutlich, dass der Komponist Robert Schumann nur mit seiner Muse und Frau Clara zu dem großen Musikromantiker reifen konnte.

Die Briefauswahl, mit dem Schumann-Haus in Zwickau getroffen, wird von dem Wuppertaler Schaupielerehepaar Andrea Witt und Bernd Kuschmann gelesen. Wie in Wuppertal, Leverkusen und Bonn – wo diese « Lesung mit Musik » mit großem Erfolg 2006 stattgefunden hat – übernehmen auch in Paris der Pianist François-René Duchâble und die Sopranistin Françoise Masset den musikalischen Part.

« Eine beispielhafte deutsch-französische Synergie » - so Jacques Toubon - war jahrelang Teil der Spielplangestaltung der Bayer Kulturabteilung in Deutschland. Dank der Beziehung zu ihrem früheren Leiter Nikolas Kerkenrath kann die Maison Heinrich Heine dieses Projekt auch in Paris präsentieren, zum Abschluß des Schumann-Jahres 2010.

Der CD-Mitschnitt dieser Lesung, aufgezeichnet in Wuppertal und Leverkusen in September 2006, ist am Abend verfügbar.

La relation entre Clara et Robert Schumann est unique, tant du point de vue musical que du point de vue humain. Leur intense correspondance nous permet de comprendre comment Robert Schumann a pu devenir le grand compositeur romantique que l’on connaît essentiellement grâce à sa muse et épouse Clara.

Le couple de comédiens de Wuppertal, Andrea Witt et Bernd Kuschmann, se partage la lecture d’une sélection de lettres (choix fait en coopération avec le musée Schumann à Zwickau). Comme à Wuppertal, Leverkusen, et Bonn, où cette « lecture en musique » a rencontré en 2006 un très grand succès, le pianiste François-René Duchâble et la soprano Françoise Masset assureront la partie musicale.

« Cette synergie franco-allemande exemplaire » (Jacques Toubon) a durant des années fait partie de la programmation du Département culturel de Bayer en Allemagne. Les contacts établis entre son ancien directeur, Nikolas Kerkenrath, et la Maison Heinrich Heine nous permettent de clore l’Année Schumann 2010 avec ce projet exceptionnel.

Le CD de ce spectacle, enregistré à Wuppertal et Leverkusen en septembre 2006, sera disponible le soir de la représentation.

Sous le haut patronage du Haut Conseil Culturel Franco-Allemand avec le soutien de :  Mécénat culturel Bayer, Club économique franco-allemand, Goethe-Institut Paris À noter : dans le cadre du week-end consacré à Clara et Robert Schumann : samedi 27 novembre 2010, 20h30 projection du film Clara de Helma Sanders-Brahms (All. France, 208, 104 min. coul. VF, entrée : 4 €) » Clara und Robert – Briefe hin und her «

Cinéma / aveugle 8

France, 2001, 110 min.

Dans le nord de la France, un homme aveugle, Ben, remonte le fil de sa vie. Immigré maghrébin, il a, contre vents et marées, fondé un commerce et épousé une Française, dont il a eu un enfant. Mais cette vie difficilement conquise ne résiste pas au temps : sa mère est égorgée en Algérie, son couple se défait. Cités de la plaine est le dernier film de Robert Kramer, cinéaste radical et politiquement engagé, qui dénonce, depuis les années 60, les aveuglements de la société.

Cycle Cinéma / aveugle (octobre à décembre 2010)

« Un projecteur ne projette pas seulement de la lumière vingt-quatre fois par seconde, mais autant d'obscurité. » (Alexander Kluge)

Cécité et cinéma. Une contradiction qui fascine les cinéastes dès la naissance du 7e art. Des personnages aveugles ont été abondamment utilisés dans des films de genre, en particulier des films d’horreur, des thrillers ou des mélodrames.

Tentons de voir la cécité autrement, au-delà des clichés. Y-a-t-il un cinéma aveugle ? Un cinéma qui a comme point de départ les sens, l’expérience physique du monde. La perception de l’espace, la complexité du son ou de la musique. Comment montrer l’invisible ? Nous proposons 10 voyages vers l’obscurité : un documentaire sur un photographe et philosophe aveugle, une comédie musicale qui dévoile la vie intérieure d’une femme en train de perdre la vue, ou un essai filmique sur la communication des sourd-aveugles. Rencontrons des Images d’ailleurs au travers de diverses formes, classiques et expérimentales, qui vont au-delà des frontières établies, qui ouvrent la perception. C’est une sorte d’hommage. Un hommage à une capacité qui est celle de voir les yeux fermés.

Participation aux frais : 4 € par séance

Ce programme a été conçu par Daniel Nehm (résident Maison Heinrich Heine) Remerciements à Interfilm et au Goethe-Institut de Lille (Archives du film)

Vingt ans après : les écrivains allemands et la réunification
Théâtre Dea Loher
Tangopuntodos

13eéd. du festival « PARIS BANLIEUES TANGO » (PBTa) – 9.10.-27.11.2010

« Dos amigos, dos pianos », le duo tangopuntodos nous invite à redécouvrir l’élégance et la passion du tango, à travers un répertoire parcourant son histoire, de Juan d’Arienzo (1900-1976), Anibal Troilo (1914-1975), Horacio Salgan (*1916), à Astor Piazzolla (1921-1992). Grâce à sa maîtrise instrumentale, sa virtuosité et sa sensibilité, combinée à l’art de l’improvisation et à une grande connaissance des différents styles du tango, le duo tangopuntodos, avec son tango pour deux pianos, charme aussi bien l’amateur de tango que le public de la salle classique et du festival de jazz.

Tangopuntodos présentera des morceaux d’« Amanecer », son 2e CD, récemment sorti chez vaso music. (http://www.tangopuntodos.com) (http://festival-paris-banlieues-tango.fr)

Cinéma / aveugle 7

Allemagne, 1971, 85 min., vostfr

Werner Herzog décrit le destin des individus isolés dans le silence et l’obscurité. À première vue, il s’agit d’un film documentaire sur des sourds-aveugles ; certains ont trouvé refuge dans un foyer, d’autres sont lamentablement abandonnés à eux-mêmes. Sous cette apparence de documentaire, on découvre un essai sensible sur la communication qui définit également l’instant du devenir humain.

Cinéma / aveugle

« Un projecteur ne projette pas seulement de la lumière vingt-quatre fois par seconde, mais autant d'obscurité. » (Alexander Kluge)

Cécité et cinéma. Une contradiction qui fascine les cinéastes dès la naissance du 7e art. Des personnages aveugles ont été abondamment utilisés dans des films de genre, en particulier des films d’horreur, des thrillers ou des mélodrames.

Tentons de voir la cécité autrement, au-delà des clichés. Y-a-t-il un cinéma aveugle ? Un cinéma qui a comme point de départ les sens, l’expérience physique du monde. La perception de l’espace, la complexité du son ou de la musique. Comment montrer l’invisible ? Nous proposons 10 voyages vers l’obscurité : un documentaire sur un photographe et philosophe aveugle, une comédie musicale qui dévoile la vie intérieure d’une femme en train de perdre la vue, ou un essai filmique sur la communication des sourd-aveugles. Rencontrons des Images d’ailleurs au travers de diverses formes, classiques et expérimentales, qui vont au-delà des frontières établies, qui ouvrent la perception. C’est une sorte d’hommage. Un hommage à une capacité qui est celle de voir les yeux fermés.

Participation aux frais : 4 € par séance

Ce programme a été conçu par Daniel Nehm (résident Maison Heinrich Heine) Remerciements à Interfilm et au Goethe-Institut de Lille (Archives du film)

Manès Sperber (1905-1984)

organisé par Anne-Marie Corbin (Université de Rouen) Jacques Le Rider (EPHE Paris) Wolfgang Müller-Funk (Université de Vienne)

avec le soutien des Services Culturels de la Ville de Vienne (Stadt Wien-Kulturabteilung, Wissenschaft und Forschungsförderung), du Forum Culturel Autrichien à Paris, de l’Ambassade d’Autriche à Paris, de la Maison Heinrich Heine et de la Manès Sperber Gesellschaft Wien

jeudi 18, vendredi 19 et samedi 20 novembre 2010

Né en 1905 à Zablotov, en Galicie orientale, c'est-à-dire dans l'Empire austro-hongrois, Manès Sperber a eu une destinée exceptionnelle. Psychologue adlérien, intellectuel communiste et de famille juive, il fut l'une des premières personnalités à être arrêtée par la Gestapo à la prise du pouvoir de Hitler. Il partit en exil en Yougoslavie, puis en France, rompit avec les communistes au moment des procès de Moscou, puis passa en Suisse. Au lendemain de la guerre, l’amitié et le soutien d’André Malraux l’aidèrent à retrouver une place de premier plan dans la vie littéraire et intellectuelle parisienne et européenne. Ce fut aussi le moment où parut sa trilogie romanesque Wie eine Träne im Ozean (nouvelle traduction française publiée en 1990 sous le titre Et le buisson devint cendre). Son autobiographie en trois volets, All das Vergangene (Ces temps-là), informe sur son parcours et ses relations avec les cercles des intellectuels français et allemands. Dans ses essais, il s'engage pour la lutte contre le totalitarisme, pour la défense de la judéité et pour une littérature qui permette à la pensée de s'exprimer librement. Il ne faut pas non plus oublier son travail d'éditeur et de médiateur dans la collection « Traduit de… » pour Calmann-Lévy.

Ce colloque a pour objet de prendre en compte les différentes facettes de sa personnalité et de son œuvre.

Wiener Vorlesungen:

ZUR AKTUALISIERUNG DES DENKENS VON MANÈS SPERBER

jeudi 18 novembre 2010 lieu : Ambassade d'Autriche, 6 rue Fabert, 75007 Paris 18h00             

Christian Hubert EHALT (Services Culturels de la Ville de Vienne) : accueil et introduction

18h30

conférence de Wolfgang MÜLLER-FUNK (Vienne): Nach Sperber. Vom schweren Abschied zur unerträglichen Leichtigkeit des Seins. Nachträge zu

Manès Sperbers historisch-politischer Positionierung seit dem Bruch mit dem Kommunismus

suivie d’une discussion avec Jacques LE RIDER (Paris), Wolfgang MÜLLER-FUNK et Mirjana STANČIĆ (La Haye)

modération : Marianne GRUBER (Vienne)

réception donnée par S.E. Hubert HEISS (Ambassadeur d’Autriche à Paris) sur invitation

MANÈS SPERBER ZABLOTOW – PARIS – VIENNE

l’itinéraire d’un intellectuel européen colloque international vendredi 19 et samedi 20 novembre 2010 lieu : Maison Heinrich Heine vendredi 19 novembre 2010 9h30 ouverture du colloque Christian Hubert EHALT / Wolfgang MÜLLER-FUNK modération : Wolfgang MÜLLER-FUNK 9h45                Anne-Marie CORBIN (Rouen) : Sperber et les intellectuels français 10h15             

Oxana LYTSCHUK (Vienne): Die Konstruktion des Intellektuellen. Die Vision des Erinnerungsraums in „All das Vergangene…“

10h45 discussion 11h15              pause11h45

Mirjana STANČIĆ (La Haye): Manès Sperber: „Was ist Kultur?“. Ein früher Beitrag des jungen Marxisten zur Kulturdiskussion

12h15             

Michael ROHRWASSER (Vienne): Manès Sperber und die Renegaten

12h45 discussion 13h15 pause-déjeuner 15h00 modération : Jacques LE RIDER 15h15 Olivier MANNONI (Autrèche) : Biographie et autobiographie : une vie romancée, le roman d'une vie 15h45 discussion 16h45 pause 17h15 Robert SCHINDEL (Vienne): Aus Kälte und Dunkelheiten. Manès Sperber und das zwanzigste Jahrhundert Anschließend liest Robert Schindel Auszüge aus Manès Sperbers Werken samedi 20 novembre 2010 09h45  modération : Mirjana STANČIĆ 10h00              Jacques LE RIDER (Paris) : Manès Sperber ou L’espoir sans illusion 10h30 Gerald STIEG (Paris): Der Philosoph als Held. Zu Manès Sperbers „Sokrates“ 11h00 discussion 11h30              pause 11h45              Jean-Francois LAPLÉNIE (Paris) : Manès Sperber et Alfred Adler 12h15 discussion 12h45              pause-déjeuner 14h30 modération : Anne-Marie CORBIN 14h45             

Cristina BACHER (Vienne): „Hoffnung oder Glauben?“ Manès Sperbers messianische Hoffnung versus Emmanuel Lévinas' messianischen Glauben

15h15              Marcus PATKA (Jüdisches Museum, Vienne): Manès Sperber und Israel 15h45 discussion 16h15              pause-café 16h30 Marianne GRUBER (Österreichische Gesellschaft für Literatur, Vienne) lecture de ses œuvres 17h00              Wendelin Schmidt-Dengler interviewt Manès Sperber Manès Sperber – Leben in dieser Zeit projection d’un documentaire de l’ORF (40 min., allemand sans sous-titres) 17h40 discussion finale 18h00 fin du colloque Entrée libre dans la limite des places disponibles contacts : Anne-Marie Corbin : jjrcom.amcs@wanadoo.fr Jacques Le Rider : lerider@ens.fr Wolfgang Müller-Funk : wolfgang.mueller-funk@univie.ac.at

Was bleibt? Les femmes en Allemagne avant et après la réunification
Hélène Cixous

samedi 13 novembre 2010 et samedi 11 décembre 2010

9h30-15h30

Besoin d’une communication immédiate avec la vie ? — Téléphone

Mon corps était en détresse tant que je ne l’avais pas communiqué à ma mère. Vite ! Des ailes, un autre appareil respiratoire, une ligne, qui me permettent de traverser l’apparence d’immensité ouverte entre Giotto et Garros.

Le seul véritable voyage, c’est de prendre le téléphone, — pourvu qu’il soit mythologique.

Bibliographie Hélène Cixous : Philippines, Double Oubli de l’Orang-Outang Jacques Derrida : Ulysse gramophone Freud : Interprétation des rêves Homère : L’Odyssée James Joyce : Ulysses Kafka : Le Château Proust : tout Images Alechinsky Giotto Patinir Titien

Prochaines séances en 2011 : samedi 15 janvier, samedi 12 février

Cinéma / aveugle 6

Italie, 1967, 110 min., vostfr

Dans une famille bourgeoise de la Lombardie des années vingt, un enfant naît, Œdipe. Jaloux de l'amour que lui porte sa femme, son père l'abandonne. Devenu adulte, Œdipe, ignorant sa véritable identité, tue son père et s'éprend de sa mère sans savoir qui elle est. Œdipe Roi n’est pas une adaptation entièrement antique et fidèle à la tragédie de Sophocle, mais un film d'une inspiration débordante, impliquant des éléments des nombreux cultes et mythes. C’est l’œuvre la plus autobiographique de Pasolini, poète, écrivain et cinéaste, qui marque le début de la grande période créatrice de l’artiste.

Cycle Cinéma / aveugle (octobre à décembre 2010)

« Un projecteur ne projette pas seulement de la lumière vingt-quatre fois par seconde, mais autant d'obscurité. » (Alexander Kluge)

Cécité et cinéma. Une contradiction qui fascine les cinéastes dès la naissance du 7e art. Des personnages aveugles ont été abondamment utilisés dans des films de genre, en particulier des films d’horreur, des thrillers ou des mélodrames.

Tentons de voir la cécité autrement, au-delà des clichés. Y-a-t-il un cinéma aveugle ? Un cinéma qui a comme point de départ les sens, l’expérience physique du monde. La perception de l’espace, la complexité du son ou de la musique. Comment montrer l’invisible ? Nous proposons 10 voyages vers l’obscurité : un documentaire sur un photographe et philosophe aveugle, une comédie musicale qui dévoile la vie intérieure d’une femme en train de perdre la vue, ou un essai filmique sur la communication des sourd-aveugles. Rencontrons des Images d’ailleurs au travers de diverses formes, classiques et expérimentales, qui vont au-delà des frontières établies, qui ouvrent la perception. C’est une sorte d’hommage. Un hommage à une capacité qui est celle de voir les yeux fermés.

Participation aux frais : 4 €

par séance Ce programme a été conçu par Daniel Nehm (résident Maison Heinrich Heine) - Remerciements à Interfilm et au Goethe-Institut de Lille (Archives du film)

Martin Heidegger - « Seul un dieu peut nous sauver »

“Nur noch ein Gott kann uns retten”

Première projection en France du film de Jeffrey van Davis (USA, 118 min., v. angl.) suivie d’une discussion

Première enquête documentaire de long métrage consacrée à Heidegger, le film du cinéaste américain Jeffrey van Davis conduit une investigation approfondie sur la personne et l’œuvre d’un auteur souvent présenté comme « le plus grand philosophe du XXe siècle ». À partir d’entretiens avec une quinzaine de personnalités, historiens et philosophes notamment, le film aborde, entre autres sujets, le concept heideggérien de l’Être, le rapport de Heidegger avec le catholicisme, son activité comme Recteur d’université national-socialiste en 1933-34, sa liaison avec Hannah Arendt, ses rapports avec Paul Celan et la question de la dénazification.

Le malentendu colonial de Jean-Marie Teno

Cameroun/France/Allemagne, 2004, 78 min., v.o. all., angl. et fr.

dans le cadre du Mois du film documentaire 2010 sur les Indépendances

À travers ce documentaire, Jean-Marie Teno, réalisateur camerounais, aborde la colonisation dans une perspective inhabituelle pour le spectateur francophone : il fait œuvre de mémoire en partant sur les traces de la colonisation allemande. Il propose un point de vue africain sur le travail des missionnaires de la « Rheinische Mission » en Afrique.

Récital n°6 Daniel Propper, piano solo

Sonate n°19 en sol mineur, op. 49 n°1

Sonate n°20 en sol majeur, op. 49 n°2

Sonate n°21 en ut majeur, op. 53, « L’Aurore »

Daniel Propper, pianiste né à Stockholm en 1969, obtient un grand nombre de récompenses et de prix dont, en 1990, la plus importante bourse jamais octroyée par l’Académie Royale de Musique de Suède et le 1erPrix du concours international de Kil, en Suède. Après une année d'études à la Juilliard School de New York, Daniel Propper reçoit en 1993 le diplôme de soliste du Conservatoire Royal de Musique de Stockholm. Arrivé en France en 1994, il suit d’abord les conseils de Bernard Ringeissen puis est admis au cycle de perfectionnement du CNSM de Paris. Il poursuit actuellement à la Maison Heinrich Heine l’intégrale des 32 sonates de Beethoven en concert.

Cinéma / aveugle 5

Japon, 2003, 116 min., vostfr

Zatoïchi, un aveugle dans le besoin, gagne sa vie en trichant au jeu et en prodiguant des massages fort appréciés. Derrière cette humble façade se cache un maître samouraï dont la technique, rapide et précise, le met sur un pied d’égalité avec ses pairs, malgré son handicap. Pour la mise en scène de cette parodie de film samurai, Takeshi Kitano a reçu le Lion d'argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise en 2003.

Cycle Cinéma / aveugle (octobre à décembre 2010)

« Un projecteur ne projette pas seulement de la lumière vingt-quatre fois par seconde, mais autant d'obscurité. » (Alexander Kluge)

Cécité et cinéma. Une contradiction qui fascine les cinéastes dès la naissance du 7e art. Des personnages aveugles ont été abondamment utilisés dans des films de genre, en particulier des films d’horreur, des thrillers ou des mélodrames.

Tentons de voir la cécité autrement, au-delà des clichés. Y-a-t-il un cinéma aveugle ? Un cinéma qui a comme point de départ les sens, l’expérience physique du monde. La perception de l’espace, la complexité du son ou de la musique. Comment montrer l’invisible ? Nous proposons 10 voyages vers l’obscurité : un documentaire sur un photographe et philosophe aveugle, une comédie musicale qui dévoile la vie intérieure d’une femme en train de perdre la vue, ou un essai filmique sur la communication des sourd-aveugles. Rencontrons des Images d’ailleurs au travers de diverses formes, classiques et expérimentales, qui vont au-delà des frontières établies, qui ouvrent la perception. C’est une sorte d’hommage. Un hommage à une capacité qui est celle de voir les yeux fermés.

Participation aux frais : 4 €

Ce programme a été conçu par Daniel Nehm (résident Maison Heinrich Heine) - Remerciements à Interfilm et au Goethe-Institut de Lille (Archives du film)

Exposition IN-BERLIN

photographies sélectionnées pour le Mois de la Photo-OFF

Par le sentiment de liberté qui s'en dégage, Berlin apparaît comme une ville idéale pour se construire, se réaliser, se projeter. Elle attire des artistes, des étudiants et de jeunes travailleurs qui font de la capitale une ville résolument tournée vers l'avenir.

Clément Briend s’est tourné vers ces jeunes gens pour découvrir leur perception de la ville : une représentation poétique de Berlin qui confond espace réel et imaginaire.

exposition du 4 au 30 novembre 2010  (lieu : CIDAL, 31 rue de Condé, Paris 6e), lundi, mercredi et vendredi de 11h00 à 13h00 et de 14h00 à 17h00, mardi et jeudi de 14h00 à 17h00

L'Allemagne - une puissance économique mondiale ?

Au deuxième trimestre 2010, la hausse du PIB a été de 0,6% pour la France, de 1% pour la zone euro et d'un surprenant 2,2% pour l'Allemagne. Le chômage baisse, les exportations repartent de plus belle, après la crise de 2009. L'Allemagne prouve ainsi sa capacité à s'accrocher à la dynamique mondiale et surtout à celle, très forte, des pays émergents. Quels sont les secrets du modèle allemand, quatrième grande puissance économique mondiale ? La France, dépassée par les Pays-Bas et la Chine, a perdu son rang de premier pays fournisseur de l'Allemagne. Le décrochage français ne va-t-il pas s'accentuer au cours des années à venir ?

Les Logiques de Kant