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Maison Heinrich Heine
Fondation de l'Allemagne – Maison Heinrich Heine
ciné-club
Sin nombre
de Cary Joji Fukunaga

vendredi 10 novembre 2017

thriller de Cary Joji Fukunaga, Mexique/États-Unis 2009, 96 mn., vostfr
avec Paulina Gaitan, Marco Antonio Aguirre et Leonardo Alonso

Au Honduras, la jeune Sayra décide d'émigrer aux États-Unis avec son père et son oncle. Au Salvador, Casper appartient à une « mara », un gang ultra violent. À la suite d’un règlement de compte, Casper prend la fuite. Sur le toit du train qui part vers le nord, Sayra et Casper se rencontrent. Elle espère un avenir meilleur, il fuit son passé criminel. Malheureusement, la Mara 13 le retrouve après qu'il a tué le chef Lil Mago.

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Cycle  : En mouvement


Si la Terre tourne, que le temps passe, que les hommes changent, le monde témoigne d’un perpétuel mouvement. Du déplacement physique au changement de perceptions, de perspectives, l’homme est un être mobile, flexible, capable de se mouvoir à la fois concrètement et mentalement. Mentalement, car le simple geste de la lecture, de la découverte d’un film, d’une rencontre, peut permettre un voyage à travers le temps, les âges ou les contrées… et ainsi, une ouverture d’esprit, sur l’inconnu comme sur le monde.

La notion de mouvement paraît aujourd’hui plus banale, facile et évidente que la sédentarité et la stabilité. Les frontières ouvertes se franchissent sans réfléchir, les séjours à l’étranger se multiplient avant même que l'on ait atteint sa majorité. La mobilité fait partie de la vie et des mœurs, devenant quasiment une composante culturelle synonyme de liberté, caractéristique de la génération actuelle. Celle d’après-guerre, pourtant, ne connaissait ni année sabbatique, ni frontières ouvertes. L’Europe qu’elle a connue n’était que frontières fermées, passeports, visas et changements de devise. Les films Westwind et Karbid und Sauerampfer témoignent de ce contraste, l’un ayant pour décor l’Allemagne encore divisée de 1988, et l’autre une zone occupée par les Soviétiques après la Seconde Guerre mondiale. De son côté, le projet de 33 courts-métrages Grenzüberschreitungen passe au crible la notion de « franchissement de frontières », révélant lui aussi des réalités bien loin de la liberté d’aujourd’hui.

À plus petite échelle, l’homme est en quête de mouvement, souvent à la recherche de nouvelles aventures et d’expériences loin du quotidien (Nadja et Lisa à Paris, Der Mann, der über Autos sprang) ou d’instants de convivialité, à partager ensemble, avec des proches (Hin und WegLes Poupées russes).

Mais ce mouvement choisi, qui permet voyage et découverte est contrebalancé par des mouvements parfois contraints ou douloureux : l’émigration dans l’espoir d’un avenir meilleur ou la fuite devant son passé (Sin nombre), la course effrénée pour sauver sa peau (Lola rennt) ou encore la marche sur les traces de sa famille (The Cut) ou de ses racines et son identité (Exils, Sound of Heimat).

sans réservation

participation aux frais - 5 € (plein tarif) / 2,50 € (tarif étudiant)