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ciné-club
Démocratie
janvier-mars 2020

Ce nouveau cycle de notre ciné-club invite à réfléchir au sens que peut avoir la démocratie, à sa valeur et à la nécessité de la faire vivre.
Pendant la seconde moitié du XXe siècle, la démocratie a continué de se construire par rapport à un contre-modèle : le totalitarisme et sa volonté de broyer l’individu à travers la déshumanisation, dont l’Allemagne nazie fut l’exemple le plus traumatisant (Nackt unter Wölfen, Transit). Cette violence a-t-elle été transmise à une génération opprimée par ses parents et ayant subi le déchaînement de la Grande Guerre (Das weiße Band) ? Après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne de l’Est connut une autre dictature, qui instaura une mise au pas de l’individu à travers la surveillance de masse et le contrôle des opinions (Das Leben der Anderen, Das schweigende Klassenzimmer). La fin du régime vit éclater la soif de liberté d’une jeunesse ayant grandi dans ce système répressif (Als wir träumten).

Plus qu’un type de régime, la démocratie est aussi un idéal de paix, et ne peut vraiment s’épanouir que dans l’inclusion et la participation de tous les citoyens à la vie politique (Mandela, un long chemin vers la liberté). L’idéal démocratique renvoie à des aspirations humaines universelles, quelles que soient les cultures (Demokratie für alle ?). Toutefois, on peut se demander si les démocraties occidentales ont la légitimité et la capacité à l’instaurer partout dans le monde (Zwischen Welten).

Les démocraties ne sont pas à l’abri des crises : elles ne cessent de se remettre en question, et c’est ce qui fait aussi leur force. L’affaire du Watergate (Les Hommes du président) a rappelé que même le président de la première puissance mondiale n’est pas au-dessus de la loi. En Allemagne, le procès du groupe terroriste d‘extrême droite NSU a permis de mettre au jour l’aveuglement et les a priori des autorités allemandes dans le traitement des crimes racistes (Mitten in Deutschland : NSU „die Ermittler – Nur für den Dienstgebrauch“).

En dépit de cette capacité à évoluer et à garantir la paix et les droits de l’Homme, la démocratie est aujourd’hui en recul dans le monde. La tentation de l’autoritarisme et la séduction qu’exerce son idéologie simpliste ne sont jamais loin (La Vague), et l’idéal démocratique demande à être sans cesse réactivé et réaffirmé par le courage et l’initiative de chaque citoyen.

Rendez-vous chaque vendredi soir à 20h00 !

Remerciements à Inter Film Paris et au Goethe-Institut de Lille (archive de films)

Programme

Zwischen Welten (Entre deux mondes)
de Feo Aladag - vendredi 10 janvier 2020

Das weiße Band (Le Ruban blanc)
de Michael Haneke - vendredi 17 janvier 2020

Nackt unter Wölfen (Nu parmi les loups)
de Frank Beyer - vendredi 24 janvier 2020

Das schweigende Klassenzimmer (La Révolution silencieuse)
de Lars Kraume - vendredi 31 janvier 2020

All the President’s Men (Les Hommes du Président)
d’Alan J. Pakula - vendredi 7 février 2020

Das Leben der Anderen (La Vie des autres)
de Florian Henckel von Donnersmarck - vendredi 14 février 2020

Als wir träumten (Le Temps des rêves)
d’Andreas Dresen - vendredi 21 février 2020

Mandela : Long Walk to Freedom (Mandela : un long chemin vers la liberté)
de Justin Chadwick - vendredi 28 février 2020

Die Welle (La Vague)
de Dennis Gansel - vendredi 6 mars 2020

Mitten in Deutschland : NSU. Die Ermittler - Nur für den Dienstgebrauch
de Florian Cossen - vendredi 13 mars 2020

Transit
de Christian Petzold - vendredi 20 mars 2020

Demokratie für alle ? ("Démocratie pour tous ?") - Courts métrages
vendredi 27 mars 2020