vendredi 14 décembre 2012
20:30
Projection du film La dolce vita de Federico Fellini (Italie, 1960, n/b, 172 mn., vostfr).
Situé à Rome dans les années 1950, le film suit, sur un mode apparemment décousu, les pérégrinations de Marcello Rubini (Marcello Mastroianni), un jeune provincial aux aspirations littéraires devenu chroniqueur dans un journal à sensations. Il fait donc la tournée des lieux dans lesquels il est susceptible de décrocher quelques scoops afin d’alimenter sa chronique. La scène où Marcello Mastroianni et Anita Ekberg (qui incarne une célèbre actrice américaine) s’étreignent dans les eaux de la fontaine de Trevi est devenue synonyme de séduction dans le monde entier. Le film remporte la Palme d’Or à Cannes en 1960.
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Cycle : le journalisme à l’écran
Enquêteur traquant la vérité ou témoin de l’actualité, le journaliste a vu son rôle évoluer dans nos sociétés développées, notamment en raison de l’importance économique et politique des médias de masse. Tout comme la littérature (Les Illusions perdues, Balzac), ou la bande dessinée (Tintin), le cinéma a trouvé son inspiration dans ce métier. A l’écran aussi, le journaliste incarne un héros dénonçant les basses manœuvres des puissants et s’érige souvent en détenteur de la vérité. Dans les premiers films muets – Méliès met en scène une bagarre de journalistes dans son Affaire Dreyfus (1899) – les réalisateurs sont fascinés par ce métier proche du leur : « Le cinéma et le journalisme ont en commun de raconter des histoires qui donnent de l’intelligibilité et du sens au monde qui nous entoure. Ils nous donnent accès à des espaces dans lesquels la nécessaire limitation de l’expérience de chacun nous empêcherait de pénétrer » (Sonia Dayan-Herzbrun, Le Journalisme au cinéma, Seuil 2010).
Le cycle se poursuivra au second semestre (janvier-mars 2013).
Remerciements à Interfilm Paris