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Maison Heinrich Heine
Fondation de l'Allemagne – Maison Heinrich Heine
Milou en mai
vendredi 13 avril
de 20h00 à 22h00

France, 1990, 108 mn., vo

avec Miou-Miou, Michel Piccoli et Michel Duchaussoy

Mai 1968. La France est paralysée par la grève. Dans sa belle bâtisse provinciale du Gers, Madame Vieuzac est victime d’une crise cardiaque. Son fils Milou convoque les membres de la famille pour un ultime hommage à la défunte. Arrive alors un cortège de tristes sires, surtout préoccupés par le partage de l’héritage : Georges, le frère, journaliste au « Monde », et sa femme Lily, une Anglaise ; Camille, la fille de Milou, épouse coincée d’un médecin bordelais ; et Claire, la nièce homosexuelle, en compagnie de sa petite amie. Les premières émotions passées, chacun donne libre cours à ses manies et ses petites obsessions. Mais peu à peu, les informations à la radio, l’isolement aussi, le soleil peut-être vont conjuguer leurs effets pour modifier les comportements.

***

Cycle : Histoire(s) de 68

1968 : une date qui cristallise les fantasmes. Révolte étudiante, rejet de l’ordre établi et des conventions, libération sexuelle… une année riche en révolutions, dont les échos résonnent encore cinquante ans après. 68 et son héritage ont marqué la conscience collective en Europe et dans le monde, à la manière d’un mythe dont le souvenir a été sans cesse ravivé par le cinéma. Le cycle "Histoire(s) de 68" retrace ce mythe à travers une sélection de treize films allemands et français, des années 70 à aujourd’hui. Ces films narrent des histoires personnelles, ces destins qui se croisent pour former l’Histoire avec un grand « h ». Ils montrent aussi comment 1968 a laissé son empreinte dans l’histoire et l’imaginaire en Allemagne comme en France, mais pas de la même manière. Outre-Rhin, 68 commence en 67 avec des manifestations étudiantes contre la guerre du Vietnam et la visite du shah d’Iran. Pour les Allemands, 68 évoque le conflit des générations, la libération de la parole autour du passé nazi, mais aussi le début des « années de plomb », celles du terrorisme d’extrême gauche de la Fraction armée rouge (RAF). Les films Wer wenn nicht wir, Die bleierne Zeit, Deutschland im Herbst, Die innere Sicherheit et Die Stille nach dem Schuss reflètent ces multiples facettes du mythe allemand de 68.

En France, le mouvement étudiant et la remise en question des conventions morales tiennent la place la plus importante dans l’imaginaire soixante-huitard : c’est « Mai 68 » et les manifestations de la place de la Sorbonne qui ont marqué les esprits, révolutionnant les rapports entre professeurs et élèves, jeunes et vieux, hommes et femmes. Les cinéastes français mettent en scène les événements de 68 mais aussi leurs conséquences à l’échelle de la société dans Milou en Mai, Pays de Cocagne et Après Mai. Le film Nés en 68 pose aussi la question de la transmission des idéaux de 68 à la génération actuelle.

Les événements de 68 s’inscrivent aussi dans un contexte plus largement international. Le documentaire Le fond de l’air est rouge invite au recul par rapport à ces mythes nationaux sur 68 : il synthétise les origines et les conséquences à l’échelle mondiale de ce mouvement contestataire, qui a pris racine dans un mal-être contemporain touchant non seulement les sociétés allemandes et françaises, mais l’humanité toute entière.

participation aux frais - 5 € (plein tarif) / 2,50 € (tarif étudiant)