top
Maison Heinrich Heine
Fondation de l'Allemagne – Maison Heinrich Heine
Potiche
vendredi 18 mai
de 20h00 à 22h00

France, 2010, 103 mn., vo

avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu et Fabrice Luchini

Dans une province française bourgeoise, en 1977, Robert Pujol, un riche industriel, dirige d’une main de fer son usine de parapluies. Sa femme, Suzanne, est l’archétype de la bonne épouse, fidèle, soumise et effacée. Un soir de rébellion, les salariés de l’usine se mettent en grève et séquestrent Robert. Suzanne fait alors appel à Maurice Babin, un élu communiste et son ancien amant, pour débloquer la situation. Mal en point, Robert fait une attaque et Suzanne n’a pas d’autre choix que de prendre les commandes de l’usine. Avec l’aide de ses deux enfants, de la secrétaire, et avec les conseils de Maurice, elle se révèle être une excellente directrice...

***

Cycle : Histoire(s) de 68

1968 : une date qui cristallise les fantasmes. Révolte étudiante, rejet de l’ordre établi et des conventions, libération sexuelle… une année riche en révolutions, dont les échos résonnent encore cinquante ans après. 68 et son héritage ont marqué la conscience collective en Europe et dans le monde, à la manière d’un mythe dont le souvenir a été sans cesse ravivé par le cinéma. Le cycle "Histoire(s) de 68" retrace ce mythe à travers une sélection de treize films allemands et français, des années 70 à aujourd’hui. Ces films narrent des histoires personnelles, ces destins qui se croisent pour former l’Histoire avec un grand « h ». Ils montrent aussi comment 1968 a laissé son empreinte dans l’histoire et l’imaginaire en Allemagne comme en France, mais pas de la même manière. Outre-Rhin, 68 commence en 67 avec des manifestations étudiantes contre la guerre du Vietnam et la visite du shah d’Iran. Pour les Allemands, 68 évoque le conflit des générations, la libération de la parole autour du passé nazi, mais aussi le début des « années de plomb », celles du terrorisme d’extrême gauche de la Fraction armée rouge (RAF). Les films Wer wenn nicht wir, Die bleierne Zeit, Deutschland im Herbst, Die innere Sicherheit et Die Stille nach dem Schuss reflètent ces multiples facettes du mythe allemand de 68.

En France, le mouvement étudiant et la remise en question des conventions morales tiennent la place la plus importante dans l’imaginaire soixante-huitard : c’est « Mai 68 » et les manifestations de la place de la Sorbonne qui ont marqué les esprits, révolutionnant les rapports entre professeurs et élèves, jeunes et vieux, hommes et femmes. Les cinéastes français mettent en scène les événements de 68 mais aussi leurs conséquences à l’échelle de la société dans Milou en Mai, Pays de Cocagne et Après Mai. Le film Nés en 68 pose aussi la question de la transmission des idéaux de 68 à la génération actuelle.

Les événements de 68 s’inscrivent aussi dans un contexte plus largement international. Le documentaire Le fond de l’air est rouge invite au recul par rapport à ces mythes nationaux sur 68 : il synthétise les origines et les conséquences à l’échelle mondiale de ce mouvement contestataire, qui a pris racine dans un mal-être contemporain touchant non seulement les sociétés allemandes et françaises, mais l’humanité toute entière.

participation aux frais - 5 € (plein tarif) / 2,50 € (tarif étudiant)