mardi 4 novembre 2014

19:00

en coopération avec le Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Ifri et de l’Initiative du Mémorial Berlin-Hohenschönhausen « Contre l’oubli – projets pour le traitement du passé en Tunisie »

présidence : Olivier BRETON, directeur de publication de ParisBerlin et ParisAlger

Le printemps arabe de 2011 a été observé avec beaucoup d’intérêt en Allemagne. Le renversement des dictateurs en Tunisie et en Égypte a rappelé à nombre d’Allemands la révolution pacifique en Allemagne de l’Est. La récente histoire de la Tunisie est un terrain particulièrement propice pour un nécessaire travail de mémoire. Le retour sur l’injustice subie constitue un processus difficile, pour lequel l’expérience de l’Allemagne et des deux dictatures qu’elle a connu au XXème siècle peut avoir un grand intérêt.

Dans le cadre du projet « Contre l’oubli », l’équipe autour de Hubertus Knabe, directeur du Mémorial Berlin-Hohenschön­hausen, et de Hamza Chourabi, directeur du projet, veut appuyer le gouvernement tunisien mais aussi les associations de défense des droits civiques de Tunisie. Accueil par Christiane DEUSSEN, directrice de la Maison Heinrich Heine 19h00-19h45 : La maîtrise du passé allemand comme « modèle » pour le Maghreb Nele Katharina Wissmann, chercheur, Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa), Institut français des relations internationales (Ifri) Manfred Haferburg, ancien prisonnier politique de la prison “Hohenschönhausen”, auteur du livre “Wohn-Haft” Hamza Chourabi, responsable « Contre l’oubli – projets pour le traitement du passé en Tunisie », Mémorial Berlin-Hohenschönhausen 19h45-20h30 : « La mémoire noire, témoignages contre l’oubli » – diffusion du film documentaire de Hichem Ben Ammar  (Tunisie, 2013, 52 min., vostfr) Le cinéaste tunisien, Hichem Ben Ammar, a interrogé des victimes de la dictature pour le projet « Contre l’oubli ». Le documentaire qui en résulte, « La mémoire noire, témoignages contre l’oubli », déploie à travers ces destins un panorama de l’histoire tunisienne depuis l’indépendance. Le cinéaste, né à Tunis en 1958, combine portraits et images d’archives, pour conter l’histoire du régime. Les souffrances et parcours individuels sont placés dans leur contexte historique, plongeant le spectateur dans une époque où la répression était quotidienne. Les témoins appartiennent au mouvement « Perspectives ». Ils ont une chose en commun : tous ont été torturés en raison de leurs convictions. Ils racontent – parfois sur les lieux historiques – leurs expériences avec l’appareil répressif tunisien. Hichem Ben Ammar a étudié les arts plastiques et travaille aujourd’hui comme directeur de festival et critique de film. « La mémoire noire » est son neuvième documentaire et le troisième réalisé depuis la révolution, après « La Tunisie vote » et « L’Alfa comme l’or ». 20h30-21h30 : discussion avec Hichem Ben Ammar, réalisateur du film documentaire « La mémoire noire » Simone Lellouche*, membre du groupe d’opposition « Perspectives tunisiennes » Vera Lengsfeld, membre du Bundestag de 1990-2005, militante pour les droits civiques et prisonnière à Hohenschönhausen en 1988Hamza Chourabi, responsable « Contre l’oubli – projets pour le traitement du passé en Tunisie », Mémorial Berlin-Hohenschönhausen

*) Le nom de Simone Lellouche évoque nécessairement celui de son époux, Ahmed Othmani, leader de « Perspectives » dès 1964 et membre fondateur, en 1981, de la section tunisienne d’Amnesty International. Mais cette dernière est aussi une infatigable militante qui porte le flambeau de la défense des Droits de l’Homme. Elle a été expulsée de Tunisie et condamnée par contumace en 1972.

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