mercredi 5 juin 2013

20:00

Pendant longtemps le libéralisme économique a été considéré comme la seule lecture possible de l’histoire mondiale et la « main invisible du marché » a sans cesse été invoquée pour démontrer que les forces autorégulatrices de la société suffisent pour régler les choses au mieux. Cependant la crise a montré que le capitalisme a échappé à tout contrôle et que les forces du marché ne conduisent guère à l’intérêt général. Reinhard Blomert démontre dans son livre Adams Smiths Reise nach Frankreich (Die Andere Bibliothek, Aufbau-Verlag 2012) que le recours par les économistes à la main invisible du marché repose sur un malentendu. Adam Smith était un fervent patriote et un partisan de la mesure la plus extrême contre le libre échange, l’Acte de navigation, qui devait briser la domination des Pays-Bas sur les mers. Il montre comment le philosophe de la morale Adam Smith commence la rédaction de son ouvrage « De la richesse des nations » au cours de son grand voyage en France, rencontre dans les salons de Paris les économistes français et développe une profonde vénération pour François Quesnay.

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