vendredi 11 mai 2012
20:30
Projection du film documentaire Épouse-moi de Uli Gaulke (Allemagne, 2002-2003, 105 mn., vostfr).
Pendant des vacances à Cuba en 2000, par une chaude nuit d’été, l’Allemand Erik fait la connaissance de la Cubaine Gladis dans une discothèque. « Ce fut le coup de foudre », expliquera-t-elle plus tard. C’est avec un brin de mélancolie mais poussée par la soif d’aventures qu’un an plus tard Gladis décide de quitter son île tropicale pour suivre Erik en Allemagne, avec Omarito, son fils de sept ans. Mais l’euphorie du début s’émousse de plus en plus aux frictions de la vie quotidienne dues à la différence de mentalité. Tous deux sont pourtant fermement décidés à s’en sortir et ils entreprennent de rendre visite à une amie de Gladis qui vit en Sicile depuis six ans déjà. Pendant un an, la caméra accompagne le couple durant son parcours vers sa nouvelle patrie. Uli Gaulke et Jeannette Eggert observent leurs allers et venues, la guerre des sexes et le choc entre les cultures. Ce film très original, divertissant et pourtant très réaliste a été projeté huit fois au Festival de films de la Havane en 2003 et a rassemblé en une seule semaine 5000 spectateurs.
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Cycle : Ici / Ailleurs
Pour ce dernier cycle de l’année universitaire 2011/2012, la Maison Heinrich Heine vous propose un regard croisé sur les relations avec l’autre, avec l’ailleurs – le lieu où l’on n’est pas, avec tout ce qu’il comporte de connaissances nouvelles et d’enseignements. D’une part, on verra des Allemands (et des Autrichiens) qui découvrent ce qui se passe en dehors de leur pays (Road movies à travers l’Europe : Im Juli, en Pologne : Polska Love Serenade, ou encore découverte d’un village turc par une famille autrichienne : Né en Absurdistan). D’autre part, ce sont des étrangers qui arrivent en Allemagne (Marie-moi, une jeune Cubaine débarque à Hambourg) ou ceux qui quittent l’Allemagne après y avoir vécu longtemps (Melek s’en va, une femme turque qui retourne dans son pays). En tout cas, la confrontation des différentes cultures fascine de nombreux cinéastes qui traitent le plus souvent ce sujet délicat avec beaucoup d’humour et d’ironie. Ils sont aussi pleins d’admiration devant les prouesses d’un orchestre symphonique du fin fond de l’Afrique interprétant avec enthousiasme la musique classique allemande (Kinshasa Symphonie). Et, pour finir, c’est le football qui parviendra à réunir tout le monde au-delà des différences (One day in Europe).
Remerciements au Goethe-Institut Lille (Archives du film) et à Interfilm Paris