vendredi 6 juin 2014

20:00

Projection du film Jules et Jim (France, 1961, 110 mn., n/b), avec Jeanne Moreau et Oskar Werner, d’après le roman de Henri-Pierre Roché et inspiré par la vie de l’auteur et celle de Franz et Helen Hessel.

En 1912, Jules, d’origine allemande, rencontre Jim à Paris. Ils se lient rapidement d’amitié, grâce à leur intérêt commun pour la littérature, les dominos et leurs conquêtes féminines. La photo d’une statue de femme au sourire étrange les éblouit. Ils décident de se rendre en Grèce pour retrouver cette statue. De retour à Paris, Jules et Jim font la connaissance de Catherine, qui a le même sourire que la mystérieuse statue. Avant que la Première Guerre mondiale ne les sépare, Jules se marie avec Catherine qui élève leur petite fille Sabine. Après la guerre, Jim les rejoint en Allemagne dans leur chalet où ils vivent tous ensemble un amour libre loin des conventions morales. « Jules et Jim est un hymne à la vie et à la mort, une démonstration par la joie et la tristesse de l’impossibilité de toute combinaison amoureuse en dehors du couple », écrivait Truffaut un an avant le tournage.

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Cycle : “L’Europe à la veille de la Première Guerre mondiale”

Après la Première Guerre mondiale, au moment où l’Europe comptait ses morts, ses blessés, ses mutilés, et faisait face à l’inflation et à la crise économique, la période d’avant-guerre semblait être rétrospectivement un véritable âge d’or : embellie économique, essor de l’automobile, débuts de l’aviation, démarrage du cinématographe, et, par-dessus tout, exceptionnel foisonnement artistique et musical. En même temps, on pressentait déjà la fin d’une époque. De nombreux écrivains ont rédigé leurs chefs-d’œuvre dans les premières années du siècle, et leurs œuvres littéraires ont inspiré plus tard de nombreux cinéastes.

Le cycle du deuxième trimestre 2014 se veut un reflet cinématographique et un hommage à cette époque qui nous intrigue encore aujourd’hui, avec des œuvres de quelques grands cinéastes venant de l’Europe entière : Visconti, Bergman, von Sternberg et Truffaut qui se sont inspirés des textes de Thomas et Heinrich Mann, de Roché, de Franz Hessel ou de Strindberg.

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