vendredi 15 mars 2013
13:00
organisé par le Collège international de Philosophie avec le soutien de l’Université métropolitaine de Tokyo, le Centre de philosophie de l’Université de Tokyo (UTCP), la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) et la Fondation de l’Allemagne – Maison Heinrich Heine
vendredi 15 mars 2013 de 13h00 à 18h00 samedi 16 mars 2013 de 14h00 à 18h00
Le 11 mars 2011, la société japonaise a connu une triple catastrophe sans précédent : séisme, tsunami et accidents sérieux dans une centrale nucléaire. Plus de quatre mille disparus à cause du tsunami, des conditions de vie difficiles pour les sinistrés, plus de soixante-dix mille réfugiés suite aux accidents nucléaires à Fukushima et l’angoisse d’une radioactivité invisible. Le désastre à la fois naturel et humain est encore en cours. Étymologiquement, en grec, « catastrophe » signifie « bouleversement », et le 11 mars a entièrement bouleversé la réalité et l’échelle de valeurs des Japonais. Face à cette catastrophe, scientifiques, médecins, politiciens, sociologues, journalistes, ont développé des modes d’action concrets et efficaces. Mais quelle contribution effective peut être apportée par les Humanités, lesquelles, sous leurs diverses formes, consistent à questionner les activités de l’esprit humain ? L’après Fukushima est aussi un temps où les Humanités sont en péril, et où se met en place ce qui semble bien être un nouveau paradigme de l’humain, qu’on l’appelle celui du déshumain ou du posthumain.
Les situations catastrophiques constituent des moments historiques où les limites entre homme et nature, homme et civilisation, homme et histoire sont mises à découvert, et où nous sommes contraints de repenser radicalement et autrement leurs concepts et leurs réalités. Le colloque a pour but de remettre en question les relations entre l’homme et la nature fondées sur les textes et les théories des Humanités. Comment nous sommes-nous représenté les catastrophes, et quel sens leur avons-nous conféré ? Comment pouvons-nous ou devons-nous partager la douleur des survivants après une catastrophe ? Comment éviter les risques à venir et quel sens historique donner à une telle catastrophe ? L’enjeu de ce colloque international est de rechercher une nouvelle figure de l’humain après la catastrophe, et d’interroger le salut et l’espoir que l’on peut trouver dans l’héritage d’Humanités qui sont peut-être à réinventer.
vendredi 15 mars 2013 13h00-18h00
Intervenants :
Masao Ayabe (Université métropolitaine de Tokyo) Hisashi Fujita (Kyusyu Sangyo University) Mike Holland (Oxford University) Claude Mouchard (professeur émérite, Université Paris 8) Francisco Naishtat (Université de Bueno-Aires) Alain-Marc Rieu (Université Jean Moulin Lyon 3), Terumasa Sako (Université métropolitaine de Tokyo)
modérateurs : Yuji Nishiyama et Gisèle Berkman
Lieu : Maison Heinrich Heine 27c, bd Jourdan, 75014 Paris
samedi 16 mars 2013 14h00-18h00
Intervenants :
Fethi Benslama (Université Paris 7) Gisèle Berkman (CIPh) Michel Deguy (professeur émérite, Université Paris 8) Yasuo Kobayashi (University of Tokyo Center for Philosophy) Jean-Luc Nancy (professeur émérite, Université de Strasbourg) Yuji Nishiyama (CIPh, Université métropolitaine de Tokyo)
Lieu : Maison de la Culture du Japon à Paris 101 bis, quai Branly, 75015 Paris
Ce colloque fera l’objet d’un programme détaillé.
Consulter le site du Collège www.ciph.org