vendredi 9 novembre 2012

20:30

Projection du film Le faussaire de Volker Schlöndorff (RFA, 1981, 180 mn., vostfr).

Un journaliste allemand se rend à Beyrouth avec un photographe pour y préparer un livre sur le conflit en cours. Il découvre l’horreur de la guerre et, bouleversé d’avoir eu à tuer un Arabe, il rentre en Allemagne où il ne parvient pas à rédiger le reportage qu’on lui avait commandé. L’histoire se déroule en 1976 pendant la guerre civile, mais le film a été tourné en 1981 dans les ruines de la capitale libanaise où les snipers sont encore là. « Le superbe film de Volker Schlöndorff démêle les origines du conflit et montre brillamment le quotidien de la guerre, cet état étrange de vie hors la vie, où l’amour même prend un goût différent. Bruno Ganz, magistral, est notre complice dans cette expérience inquiétante. » (Télérama)

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Cycle : le journalisme à l’écran

Enquêteur traquant la vérité ou témoin de l’actualité, le journaliste a vu son rôle évoluer dans nos sociétés développées, notamment en raison de l’importance économique et politique des médias de masse. Tout comme la littérature (Les Illusions perdues, Balzac), ou la bande dessinée (Tintin), le cinéma a trouvé son inspiration dans ce métier. A l’écran aussi, le journaliste incarne un héros dénonçant les basses manœuvres des puissants et s’érige souvent en détenteur de la vérité. Dans les premiers films muets – Méliès met en scène une bagarre de journalistes dans son Affaire Dreyfus (1899) – les réalisateurs sont fascinés par ce métier proche du leur : « Le cinéma et le journalisme ont en commun de raconter des histoires qui donnent de l’intelligibilité et du sens au monde qui nous entoure. Ils nous donnent accès à des espaces dans lesquels la nécessaire limitation de l’expérience de chacun nous empêcherait de pénétrer » (Sonia Dayan-Herzbrun, Le Journalisme au cinéma, Seuil 2010). Le cycle se poursuivra au second semestre (janvier-mars 2013).

Remerciements à Interfilm Paris

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