dimanche 5 mai 2013
20:30
Projection du film Graine de vilolence de Richard Brooks (É.-U., 1955, 101 mn., n/b, vostfr).
Ce film présente les rapports difficiles entre un professeur débutant et ses élèves dans un lycée professionnel où l’éducation est non seulement méprisée mais aussi considérée comme inutile. Dans un quartier pauvre de New York, un instituteur dont une collègue a été violentée par un de ses élèves parvient à éliminer le dangereux chef de bande, avec l’appui des autres élèves, sans recourir à la police. Il s’agit d’une étude réaliste vigoureuse de la délinquance juvénile dans le monde scolaire des années 50, mais aussi des milieux populaires américains, et des rapports entre blancs et noirs. Si l’on se replace dans le contexte de l’époque, on s’aperçoit rapidement qu’il n’est pas très différent de la situation actuelle. Les problèmes de violence à l’école et de non-intégration aux normes scolaires perdurent malheureusement.
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cycle : l’école, c’est la vie
« Tourner avec des enfants, c’est une grande tentation avant, une assez grande panique pendant (parce que c’est une matière épouvantable qui nous file sans cesse entre les doigts) et une immense satisfaction après. Même quand j’ai le sentiment que tout va à la dérive, il y a toujours quelque chose de sauvé, et en tout cas, c’est toujours l’enfant qui est ce qu’il y a de meilleur sur l’écran ». (François Truffaut) Les films de ce cycle sont consacrés à l’univers de l’enfance et de l’adolescence jusqu’au temps des études : le monde de l’école, aussi complexe hier (Graine de violence) qu’aujourd’hui (Entre les murs), ces enfants qui n’ont jamais eu la chance de s’asseoir sur ses bancs (Los Olvidados), les souvenirs heureux des années d’école (Le Rideau de sucre) ou les premières années à l’université (L’Auberge espagnole), sans oublier les interrogations des enseignants sur leur métier (Une Semaine de vacances, Ça commence aujourd’hui).