jeudi 28 novembre 2013

10:00

organisation : Université Paris Ouest Nanterre La Défense (Centre de Recherches Pluridisciplinaires Multilingues – EA 4418)

L’objectif de cette manifestation est d’aborder dans une perspective comparatiste les phénomènes de « dissidence » de la jeunesse sous le IIIe Reich et dans l’URSS dans la période post-stalinienne (on observe en effet un décalage chronolo¬gique entre l’Allemagne et en URSS où ces phénomènes de dissidence n’apparaissent qu’après la mort de Staline). A la différence de la « résistance » qui revêt un caractère organisé, fondé sur un ensemble de convictions clairement articulées, politiques ou religieuses (exemple de la Rose Blanche en Allemagne), la « dissidence » désigne un ensemble éclaté et hétérogène de pratiques ou comportements considérés comme « décalés », « déviants » par des régimes qui imposent de manière coercitive des normes idéologiques et comportementales à la jeunesse comme à l’ensemble de la société.

Elle revêt des formes variées allant d’actes de refus ou d’opposition (destructions, sabotages, désertions) jusqu’aux manifestations multiformes de non-conformité : codes et insignes vestimentaires chez les Pirates de l’Edelweiss allemands ou les stiliagi et les « Sudistes » en URSS ; chants, musique (les Swing-Kids en Allemagne) et théâtre étudiant en URSS ; groupes de jeunes chrétiens, organisations de jeunesse clandestines en URSS. De ce fait, la « dissidence » est souvent « non reconnue » ou « partiellement reconnue » dans les pratiques et politiques mémorielles, avec des inflexions très diverses selon les périodes considérées. Comité scientifique : Yves HAMANT (professeur émérite, Université Paris Ouest, Etudes slaves) Gilbert MERLIO (professeur émérite, Université Paris 4-Sorbonne, Etudes germaniques) Organisateurs : Marguerite KJELLBERG (chercheur associé CRPM) kjellberg@libertysurf.fr Brigitte KRULIC (Professeur, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Etudes germaniques, CRPM) krulicbrigitte@yahoo.fr jeudi 28 novembre 2013      Lieu : Maison Heinrich Heine 10h00 Allocution d‘ouverture : Christiane DEUSSEN, directrice de la Maison Heinrich Heine 10h15 Hélène CAMARADE, professeur à l’Université Bordeaux 3 La dissidence (Resistenz/Dissens) comme palier vers la résistance politique de certains jeunes Allemands sous le Troisième Reich 10h45 Nicolas LE MOIGNE, historien Les paradoxes politiques du Mouvement de Jeunesse allemand : panorama de la Bündische Jugend en 1933 11h15 pause café 11h30 Gilbert MERLIO, professeur émérite, Université Paris 4-Sorbonne Un aspect de la résistance juive : le groupe Baum (jeunes communistes juifs) 12h00 table ronde 13h00 pause déjeuner 14h30 Bella OSTROMOOUKHOVA, maître de conf. à l’Université Paris 4-Sorbonne Le théâtre étudiant en URSS après Staline : une sage opposition 15h00 Cécile VAISSIE, professeur à l’Université de Rennes La « génération des gardiens de nuit et des portiers » en URSS : le cas du Séminaire Chrétien 15h30 pause café 16h00 table ronde   vendredi 29 novembre 2013   Lieu : Université Paris Ouest Nanterre La Défense, salle des conférences, Bât. B 9h30 Marguerite KJELLBERG, chercheuse associée CRPM L’Edelweiss : le style et l’esthétique d’une dissidence de jeunes Allemands sous le IIIe Reich 10h00 Brigitte KRULIC, professeur à l’Université Paris Ouest Dissidences juvéniles au miroir de la fiction romanesque allemande 10h30 pause café 10h45 Kerstin RATHGEB, professeur à l’Evangelische Hochschule Darmstadt Die Frankfurter Swing Jugend aus staatlicher Perspektive 11h15 Jean-Robert RAVIOT, professeur à l’Université Paris Ouest Les « Sudistes » soviétiques 11h45 table ronde Entrée libre dans la limite des places disponibles *) Université Paris Ouest Nanterre La Défense, 200 av. de la République, 92100 NANTERRE, RER A, station Nanterre Université

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