vendredi 1 juin 2012
20:30
Projection du film Kinshasa Symphony de Claus Wischmann et Martin Baer (Allemagne, 2009/10, 90 mn., vostfr).
Dans l’obscurité totale, deux cents musiciens jouent la neuvième symphonie de Beethoven Hymne à la joie. Une panne de courant intervient quelques mesures avant l’achèvement du dernier mouvement mais pour le seul orchestre symphonique du Congo, ceci est le cadet de leurs soucis. En quinze ans d’existence, l’Orchestre symphonique a survécu à deux coups d’Etat et une guerre civile. Heureusement, il y a la passion pour la musique et l’espoir d’un avenir meilleur. Kinshasa Symphony raconte avant tout l’histoire d’un dévouement incroyable. Créé en 1994, l’orchestre et ses concerts ne sont pas un projet initié par l’aide au développement, mais résultent d’initiatives locales. Claus Wischmann et Martin Baer observent les nombreuses répétitions qui précèdent le concert. Ils nous font découvrir un cheminement long et difficile et s’intéressent aux problèmes de leurs héros : les soucis du quotidien et les ennuis rencontrés lors de la réalisation de leurs projets musicaux.
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Cycle : “Ici / Ailleurs”
Pour ce dernier cycle de l’année universitaire 2011/2012, la Maison Heinrich Heine vous propose un regard croisé sur les relations avec l’autre, avec l’ailleurs – le lieu où l’on n’est pas, avec tout ce qu’il comporte de connaissances nouvelles et d’enseignements. D’une part, on verra des Allemands (et des Autrichiens) qui découvrent ce qui se passe en dehors de leur pays (Road movies à travers l’Europe : Im Juli, en Pologne : Polska Love Serenade, ou encore découverte d’un village turc par une famille autrichienne : Né en Absurdistan). D’autre part, ce sont des étrangers qui arrivent en Allemagne (Marie-moi, une jeune Cubaine débarque à Hambourg) ou ceux qui quittent l’Allemagne après y avoir vécu longtemps (Melek s’en va, une femme turque qui retourne dans son pays). En tout cas, la confrontation des différentes cultures fascine de nombreux cinéastes qui traitent le plus souvent ce sujet délicat avec beaucoup d’humour et d’ironie. Ils sont aussi pleins d’admiration devant les prouesses d’un orchestre symphonique du fin fond de l’Afrique interprétant avec enthousiasme la musique classique allemande (Kinshasa Symphonie). Et, pour finir, c’est le football qui parviendra à réunir tout le monde au-delà des différences (One day in Europe).
Remerciements au Goethe-Institut Lille (Archives du film) et à Interfilm Paris