mercredi 29 février 2012

19:30

Fondation hellénique
Patrimoine et mondialisation

Quel est le rapport que le patrimoine entretient avec le Monde ? La patrimonialisation avec la mondialisation ? On pourrait faire l’hypothèse que le Patrimoine mondial est le pendant de la mondialisation de la notion moderne du patrimoine, émergée au 19e siècle dans le contexte de la construction des Etats-Nations. La relation que le Patrimoine mondial entretient avec la mondialisation est toutefois plus complexe : témoignage de « Valeurs universelles exceptionnelles », validé par des organismes-conseil internationaux (ICOMOS, IUCN, ICROM), parlant à l’Humanité dans son ensemble, n’est pas pour autant moins une expression du local, du régional, du national. C’est ce rapport souvent supposé évident entre le Patrimoine mondial et la mondialisation que cherche à explorer cette table ronde, en questionnant le jeu complexe des échelles de référence du Patrimoine mondial.

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Cycle : patrimoine mondial : mode ou modèle ? Évolutions et tendances d’une reconnaissance objet de toutes les convoitises

En 2012 sera célébré le 40e anniversaire de la Convention du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ratifiée par 188 pays dans les 5 continents, cette convention a été à l’origine de la production de la liste du Patrimoine mondial, regroupant aujourd’hui 936 biens culturels, naturels ou mixtes et toujours enrichie. La liste du Patrimoine mondial fait aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises. Elle marque la reconnaissance patrimoniale suprême se référant à l’Humanité dans son ensemble. Les biens inscrits sur la liste, souvent au terme de démarches longues et coûteuses, constituent les « Hauts lieux » du monde. Ils contribuent à générer des retombées économiques, sociales, culturelles ou politiques ; ils polarisent la fréquentation touristique ; ils induisent des effets d’image. Majoritairement culturels et localisés pour la plupart dans les pays du Nord, ils ont été de plus en plus diversifiés qualitativement et géographiquement ; ces tendances se sont confirmées par la signature, en 2003, de la Convention sur le Patrimoine Culturel Immatériel (PCI).

Ce sont ces évolutions riches, diverses, à certains égards paradoxales, que se propose d’explorer la série des cinq tables rondes organisées par cinq maisons de la Cité internationale universitaire de Paris.

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