Matthias Zach a étudié la philosophie et la littérature à Tübingen, Oxford et Paris, avant de soutenir une thèse en cotutelle en littérature générale et comparée à la Sorbonne Nouvelle et à l’Université de Tübingen. Après plusieurs expériences dans la recherche et le management scientifique, il est aujourd’hui conseiller en carrière auprès d’universitaires, spécialisé dans les parcours professionnels internationaux.
Témoignage
Quand je repense à la Maison Heinrich Heine, mes souvenirs entremêlent le quotidien et l’exceptionnel : les manifestations dans la grande salle, avec Alfred Grosser, Uwe Timm, Günter Grass et bien d’autres encore ; les films et les concerts ; les longues soirées passées dans la cuisine de notre petit couloir ; les cercles de lecture, les cadavres exquis, les discussions parfois animées sur l’histoire et la politique, sur les différents projets de vie, ainsi que sur les grands et petits aspects de la vie en communauté au sein de la maison (le baby-foot acheté à l’époque est-il toujours là ?) ; les compétitions dans les installations sportives voisines et, régulièrement le dimanche, nos parties d’ultimate frisbee sur la grande pelouse.
En somme, la Maison Heinrich Heine demeure pour moi un lieu qui m’a apporté de précieuses impulsions et, surtout, permis une rencontre qui a changé ma vie. C’était un espace où la réflexion critique côtoyait la joie de vivre, où l’on apprenait à mieux se comprendre malgré les différences et par-delà les frontières.